....: Bonjour Lauriane ! Voyons voir... Ton dossier est plutôt bien ordinaire à ce que je vois! Alors, pourquoi t'as-t-on envoyer me voir?Le psychologue rajuste le bout de ses lunettes, pour la troisème fois depuis que je suis arrivée... Celui-ci est petit, à moitié chauvre et quelque peu bedonnant. Il me fait pensé à un gentil oncle qui vient nous apporter des bonbons. Pourtant avec ses petites lunettes rondes et son habit blanc, il parait très sérieux. Je ne réponds pas tout de suite, comme dans les films. Ouais, fais durer le suspence... ET PAF ! La vérité renverse! L'homme fait une crise cardiaque sous le choc, la jeune fille panique et finie par composer le neuf-un-un...
Moi : C'est rien de grave M'sieur. Ma mère croit bon m'envoyer ici et je ne sais point pourquoi...Psychologue : Dis-moi en plus je t'en pris...Il s'enfonce dans sa chaise molle, comme on le voit souvent chez les psys.. Il amène son calepin à lui et enclenche son stylo. Mes oreilles sont agressées par ce son. Je parrais plaignarde, mais c'est simplement parce que je n'ai pas dormie la nuit dernière...
Moi : Et bien... C'est que la nuit vous voyez, on fait des rêves. Moi, mes rêves sont plutôt troublants. Vous comprenez ? Je rêve à des choses innexplicables, que je ne saisie pas le sens. Dans mes rêves, il y a les Tokio Hotel. Vous savez, ces allemands ? Bon passons... Et bien ces rêves perturbent mon sommeil de façon différente chaque fois. Ma mère s'enerve et voilà, j'ai besoin de consulter un psy. Vous ne trouvez pas cela trop... chiant ? Il écrit, ça oui. Je vois sa plume bouger dans tout les sens. On dirait même qu'elle danse... Il tourne sa page avant de lever son regard vers moi...
Monsieur: C'est tout ?Je fais signe que "oui" c'est tout. Ma mère est paranoïaque c'est sûre... Je me tourne les pouces. Qu'attend-t-il pour continuer à parler lui ?
Monsieur: Je crois que cela suffit... Je vais discuter avec votre mère sur ses inquietudes. Après nous verrons si vous avez réellement besoin d'aide psycologique...Oui oui, fini ton discours... L'homme se lève et se dirige vers la porte. Il ouvre celle-ci en me faisant signe de la main que je peux quitter. Je me lève lentement engourdie et sors.
*****
L'heure du souper approche, il fait déjà sombre en ce soir d'hiver. Je sers mon manteau plus fort contre mon corps. Je marche à pas pressés vers chez moi. Ma respiration est lourde, irrégulière. Quelle idée de me faire marcher... Mes pieds sont gelés, je ne les sens presque plus. Au loin, j'apperçois un banc de parc. Je sourie quelque peu en pensant à une bonne pause. Cela fait plus d'une heure que je marche sous ce temps de chien. Je m'approche de plus en plus, ces quelques mètres me semblent interminables. Je me sens si faible, la tête me tourne. J'arrive enfin et m'écroule sur le banc. Il est froid, ne faisant qu'empirer ma douleur. Je gémis, oui je dois faire dûre à voir.
Non non non, mes paupières sont si lourdes... Ça recommence... J'ai le vertige! Mes mains sont moites, je les sens sur mon ventre. Je suis couché face au ciel. Je mords ma lèvres inférieur. Suis-je prête ? Le temps décide que oui... Ça y est, je ne vois plus rien, qu'un trou noir innnépuisable...
******
...: Et toi !Debout on est là! Tu m'entends !?Clignement des paupières de ma part. Tous mes muscles sont engourdis et me font souffrir le martyr. Je bouge ma main droite, suivie de la gauche. Mes paupières hésitent, mais s'ouvrent d'une lenteur énervante. Je le vois, ce garçon de mon âge. Encore eux... Un sourire se dessine sur ses traits. Il crit qu'elle est reveillée. Elle, c'est moi ? Je n'ai pas la force de penser. Je me contente de tourner ma tête à gauche sur le sol de bois... Des pieds avancent en ma direction. Bientôt, ils sont en face de moi. Je lève le regard et apperçois la copie de l'autre jeune homme. Le premier commence à parler à son jumeau, pendant son babillage deux autres garçons arrivent. Je me sens comme une bête à la foire; venez voir chers amis! Regardez comme nous l'avons bien dressé !
Moi: Ta gueule Kaulitz...Tom: Ou la ! Tu m'as reconnue! Bon maintenant debout. Nous avons beaucoup de choses à te montrer, pas vrai p'tit frère ?Il tourne la tête vers son frère mieux connu sous le nom de Bill. Celui-ci sourit de ses dents parfaites avant de porter son regard vers moi, toujours étendue au sol. Je ne veux pas bouger! Un des quatres me saisit par le bras me forçant à me mettre sur mes deux jambes. Je regarde en biais ce dernier, celui au cheveux lisses, lisses, lisses. Ouais, Georg le délicat. Plus loin se tient Gustav, le regard perdu vers quelque chose derrière moi. Je tourne la tête mais ne voit rien. Il est bizarre lui, je n'aime point son regard. Il est vide, sombre comme la braise. Ouais, je pourrais me brûler dans ses yeux. Le pire est que, les trois autres on le même regard... Parlant d'eux, ils m'encerclent pour me forcer à avancer. Comme si je pouvais refuser... Nous marchons vers une lumière blanche, aveuglante. Je panique, le coeur qui bat à mille a l'heure dans ma poitrine. Ces gens-là me foutent la frousse ici... Ici, c'est quoi? C'est mes cauchemars...